Portrait du mois de janvier - Catherine Therrien

Afin de mettre en valeur le travail des personnes qui œuvrent au sein des SAE dans le réseau universitaire québécois, l'équipe du Portail des SAE souhaite partager des portraits de ces personnes avec ses lecteurs.

* Ce portrait a été réalisé par Olivier René, conseiller d’orientation, et Caroline Vézina, spécialiste en sciences de l'éducation pour les SAE, afin de saluer le travail de Catherine Therrien qui agit à titre de directrice suppléante des SAE à l’UQTR. Nous avons ainsi adapté la formulation des questions.

Catherine Therrien est directrice adjointe des SAE et directrice suppléante des SAE depuis février 2020. Après un baccalauréat en administration des affaires (1999, UQTR) et une maitrise en gestion des PME et de leur environnement (2003, UQTR), Catherine amorce sa carrière à titre d’agente de recherche pour l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR. En 2008, elle a obtenu un poste de professionnelle au sein du Bureau de la réussite étudiante (BRE) puis, en 2010, due à certains changements dans la structure des services, elle a accédé à un poste de cadre au sein du BRE. En 2013, lorsque le BRE et les SAE ont fusionné, elle est devenue directrice adjointe des SAE. Depuis, elle a également effectué quelques mandats spécifiques comme gestionnaire dans d’autres instances à cette même université. Incluant son parcours académique, il s’agit de sa 24e rentrée à l’UQTR!

Quel est le mandat de Catherine au sein de l'équipe de SAE de votre établissement?

Comme directrice adjointe, son mandat est principalement lié la gestion des services qui sont directement offerts aux étudiants. Elle est responsable de certains secteurs des SAE dont les services de psychologie, de santé, d’aide en orientation, d’aide à l’emploi, d’aide financière, de soutien à l’apprentissage et d’aide en français.

Globalement, ses fonctions l’amènent à s’assurer que chaque membre de l’équipe des SAE sous sa responsabilité (personnel de soutien, personnel professionnel) dispose des conditions nécessaires pour remplir adéquatement son mandat envers les membres de la communauté étudiante universitaire. Autrement dit, son rôle est d’accompagner et de soutenir les employés des SAE afin qu’ils puissent, à leur tour, accompagner et soutenir les étudiants dans leur parcours universitaire.

Exceptionnellement, depuis février 2020, elle occupe la fonction de directrice suppléante et voit au bon fonctionnement de l’ensemble des services des SAE.

Pourquoi a-t-elle choisi de travailler au sein des SAE?

C’est un concours de circonstances, voire un heureux hasard, qui a mené Catherine à travailler pour les SAE. Depuis ses débuts comme employée, il s’agissait d’un secteur de l’université qui l’intéressait et la branchait en raison de la « réalité terrain » et du contact direct avec les étudiantes et étudiants durant leur parcours d’études. L’idée que les SAE peuvent faire une différence dans la trajectoire de vie d’un individu est une source d’inspiration constante.

La perspective de travailler au sein des SAE s’est présentée à elle plus concrètement en 2013 lorsque les instances du Bureau de la réussite étudiante (BRE) et les Services aux étudiants (SAE) se sont fusionnés.

Qu’est-ce qui lui apporte le plus de satisfaction dans son travail?

C’est la dimension liée à la gestion du personnel et à l’accompagnement des employés dans un processus de développement professionnel qui apporte le plus de satisfaction à Catherine dans son travail. Elle indique que le rapport d’accompagnement de l’autre dans une relation gestionnaire-employé, à l’intérieur de laquelle l’aspect humain est très présent, constitue un défi unique pour chaque personne employée. L’aspect relationnel et social de son rôle auprès de son équipe de travail est ce qu’elle considère comme le plus satisfaisant, mais aussi le plus nourrissant!

Quel est le projet ou le mandat qui lui tient le plus à cœur?

Dans la dernière année, Catherine a accompagné l’équipe du secteur de Service de psychologie afin de repenser l’accessibilité et l’offre des services pour les coller davantage aux besoins des étudiantes et étudiants qui vivent des difficultés dans l’ici et maintenant.

Dans cette démarche d’amélioration d’un service spécifique, Catherine a travaillé conjointement avec l’équipe du Service de psychologie pour trouver différentes manières de répondre dans des délais plus courts aux demandes des étudiantes et étudiants tout en maintenant la structure actuelle des services d’accueil et de référence.

Ce projet de transformation organisationnelle dans les services, de concert avec les employés en place, représente le type de mandat stimulant qui l’anime beaucoup dans son rôle de gestionnaire.

Quel sera le plus grand défi des SAE dans les prochaines années?

L’un des défis que rencontre déjà les SAE, mais qui sera appelé à devenir un enjeu central dans les prochaines années selon Catherine, concerne les liens et canaux de communications vers la population étudiante. L’enjeu de se faire voir et de se faire connaitre comme services afin que les étudiantes et étudiants qui éprouvent des difficultés ou présentent des questionnements dans leur parcours demeure constant étant donné le renouvèlement des cohortes étudiantes au fil des années.

Pouvez-vous décrire un projet qui la rend particulièrement fière?

Le caractère unique et exceptionnel du contexte de la pandémie a posé un défi de gestion beaucoup plus grand qu’à l’habitude pour l’ensemble des milieux de travail. Dans son rôle de gestionnaire d’une équipe de travail, et qui plus est, à titre de directrice suppléante depuis février, Catherine a dû prendre rapidement des décisions dont les répercussions directes étaient importantes sur la réorganisation du travail des employés ainsi que sur les parcours de certains étudiants, et ce, dans un cadre qui évoluait très rapidement.

Cela a nécessité un apprentissage rapide du fonctionnement de certaines structures d’organisation et le développement de nouvelles modalités de fonctionnement afin d’adapter adéquatement les services vers les étudiantes et étudiants. Catherine relate avoir surtout appris à analyser rapidement les situations complexes afin de prendre des décisions cohérentes concernant l’offre de services aux étudiants, mais aussi à prendre davantage la parole et d’être plus affirmée dans ses prises de position.

A-t-elle un talent caché?

Sans nommer cette caractéristique comme un « talent caché », Catherine mentionne être une personne qui se connait bien et qui sait mettre ses limites tant sur le plan personnel que professionnel. Ce « talent caché » ou plutôt cette qualité professionnelle lui aurait été profitable en contexte de pandémie où la gestion de la crise sanitaire (à distance!), la multiplication des rencontres virtuelles et l’ampleur des tâches et responsabilités devenaient facilement envahissantes.

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