Les « Smart Drugs » et les étudiants

En janvier 2016, la professeure en pharmacie Johanne Collin de l'Université de Montréal et directrice du MÉOS a présenté les résultats préliminaire d'une étude portant sur l'utilisation de substances psychotropes (médicamenteuses et non médicamenteuse) chez les étudiants universitaires. Cette présentation, qui a été offerte dans le cadre des midis conférences de l'UQAM, peut être visionnées sur le site UQAM.tv.

Parmi ces résultats, on apprend que:

  • 25% des étudiants qui ont participé à l'étude avaient consommé au moins une fois une substance psychotrope (ex: Ritalin®, Concerta®, Dexedrine®)
  • De ces étudiants, seulement 19% en consomment de manière non médicale sur une base régulière, les autres ont une prescription et un diagnostic associés à la consommation de ces psychotropes. Ce qui représente 5% de la population totale étudiée.
  • Cette proportion monte à 8% si on ajoute les étudiants qui consomment des anxiolytiques, antidépresseurs, psychostimulants, antipsychotiques de manière non médicale sur une base régulière.
  • En ajoutant les dérivés de la caféine ainsi que les produits naturels, la proportion des étudiants qui les consomment à des fins de stimulation sur une base régulière atteint les 60%.

Par la présentation de ces données, la chercheuse questionne une perception de surestimation de l'ampleur du phénomène. Elle remet également en question la vision d'un usage illicite en parlant plutôt d'un usage médical différé, c'est-à-dire favorisé par le surdiagnostic et la facilité d'obtention des substances psychotropes par le canal médical. Elle conclut en questionnant la perception qui veut que ceux qui consomment ces substances adoptent un comportement déviant en rappelant qu'il s'agit peut-être davantage d'un comportement d'adaptation à la norme de performance élevée de la société actuelle.

Pour écouter la conférence d'une durée de 18:35 minutes, cliquez sur le lien suivant:

Conférence ISS: «Smart Drugs: Quelques mythes à détruire?